samedi 24 janvier 2009

De Wemotaci à Gatineau
oubedon

Du mocassin amérindien à l’indonésien…


Pierre Cantin, au MCC, dans le décor de l’exposition
Jamestown, Québec, Santa Fe – Trois berceaux nord-américains.
Photo : Jacqueline Potvin, juillet 2008.


Mocassins ! Mocassins ? les pompes du carnetier posant béatement au Musée canadien des civilisations (MCC), l’attrait touristique majeur canadien, le numéro UN au pays, affirme-t-on, depuis la mare aux harengs à l’autre, plus pacifique, composée de deux édifices, superbes, solidement amarrés sur la rive gauche de la rivière des Outaouais, avec pignon(s) sur Laurier, dans le secteur Hull d’une Gatineau fusionnée non sans confusion.
Des mocassins, vraiment ? Ouida ! « mocassins », soutiendront,nos cousins de l’Hexagone, avec la plus éloquente des certitudes, c’est une caractéristique innée chez eux, nos proches devenus sarkoziens qui dégringolent lentement de la branche québécoise de la famille, emportés par leur dérive linguistique états-unisiano-anglaisante, lesquels utilisent parfois le terme escarpins pour désigner ce type de chaussure qui « laisse le cou-de-pied découvert » (merci, Petit Robert supposément «Nouveau», cru de 2007 [suis en retard de deux ans dans mes achats de dictionnaires], malheureux véhicule et servile exécutant d'un anglaisement hideux, qui tente, par exemple, de nous maquignonner un odieux sponsorship – quand nous avons déjà nos bleus formidablement patronneux et nos rouges grassement commanditeurs) pour décrire nos confortables lofeurres (1) québécois, dorénavant « Made in Ailleurs ». D’ailleurs, ceux que chausse le carnetier sont « Made in Indonesia », même s’ils portent la marque prestigieuse d’un fabricant qui se prétend toujours états-unien, de cette courageuse race d’entrepreneurs qui savent « déléguer », qui voient loin et confient leur production à des entreprises d’Erewhon : pourquoi, en effet, limiter leur main d’oeuvre à une centaine de leurs compatriotes quand, avec le même budget d’opération, ils peuvent si généreusement fournir un boulot à des milliers de travailleurs asiatiques en nourriront leur famille ? Ne nous avait-on pas appris, à la petite école, qu’une famille de Chinois pouvait se sustenter allègrement d’un plat de riz pendant un mois entier ?
La Tuque. « L’aut’ bord du lac ». Photo : Pierre Cantin, juillet 2008

Mais poursuivons notre incursion dans l’aire pédestre et la godasse. Dans ma brève enfance latuquoise, quand nous nous adonnions au hockey bottines (2) dans une des petites rues du quartier dit de «L’aut’bord du lac» (3), de ce flow qui se tenait un peu à l’écart de la mêlée, attendant lascivement, dans une pose frisant la nonchalance, la musculature tout à fait relaxe, que la vétuste balle se dégageât du groupe des ferrailleurs pour l’attraper de son gouret et filer ensuite en solitaire vers le cerbère adverse, solide devant ses deux gros blocs de glace faisant office de poteaux, nous disions qu’il «lôfait», qu’il «scênait».
Je ne me rappelle pas avoir retrouvé ces deux québécismes verbaux de bon aloi dans le merveilleux récit de Marc Robitaille (4), Des histoires d’hiver avec des rues, des écoles et du hockey et des écoles, paru en 1987 et devenu un film en 1999. Le récit recrée finement l’univers mental et phuysique d’un enfant d’une dizaine d’années, passionné de hockey et qui n'arrive pas à comprendre que le Canadien de Montréal puisse perdre un match quand Jean Béliveau se présente ... pour jouer. Dans les années 1960, les membres des gangs de rue s'affrontaient belliqueusement pour pouvoir tapocher ...sur une vieille balle de tennis toute poquée !

* * *
Holà, quels détours pour en arriver à ce que je m’étais donné comme sujet du présent chapitre de mon carnet : ma surprise de découvrir, au MCC, dans le cadre d’une exposition sur les trois villes dites «fondatrices» du continent nord-américain (entendons-nous : le qualificatif «fondatrices» est grossièrement fallacieux : il y avait ici, en terre d’Amérique, moult peuples «fondateurs» amérindiens, bien avant l’arrivée de colonisateurs espagnols, français et britanniques), exposition dont j’avais révisé les textes, cet extraordinaire canot, chef d’œuvre du savoir-faire attikamekw, des Hauts mauriciens, signé César Néwashish, de Wemotaci.

L’élégant canot de l’Attikamekw César Néwashish, réalisé en 1971 et conservé au
Musée canadien des civilisations, à Gatineau-sur-Outaouais.
Photo : Pierre Cantin, été 2008.

* * *
Un petit trésor familial, souvenir de Wemotaci
Parmi les quelques rares objets que j’ai conservés de ma mère, qui avait la main plutôt leste quand s’opérait la purge printanière et qu’elle distribuait à gauche et à droite les objets qu’elle jugeait obsolètes, il y a ce magnifique panier en écorce de bouleau, vieux de plus de 60 ans.


À l’intérieur du couvercle du panier, une inscription, gravée à la pointe d’une style à bille à l’encre rouge : « De Louis-Philippe, 20 / DÉC / 48». Il s’agit de Louis-Philippe Tanguay, un ami de mes parents, venu leur rendre visite à Chaudière, peut-être à Sanmaur.


Quelques couches de vernis l’auront assez bien conservé. Certes, la lanière de peau d’orignal s’est effilochée jusqu’a disparaître presque, certaines coutures ont lâché, mais n’empêche que l’artéfact, sûrement fabriqué à Wemotaci, est demeuré un superbe exemple de la production artistique de ceux et de celles qu’on appelait à l’époque les «Têtes-de-Boule.» Ma mère en posséda quelques autres, de plus petits, et un énorme qui servait de panier à linge sale. Disparus je ne sais où.
Photos du panier : Pierre Cantin, janvier 2009.

* * *
N O T E S

(1)
Je fais un peu dans la mollesse lexicologique en appliquant l’appellation de loafeurs à mes chaussure dites «bateau», car si l’on jette un coup d’œil au modèle illustré dans l’utile Dictionnaire thématique visuel de Corbeil et Archambault, les puristes y noteront l’absence de cordons ! Le loafer, ou encore le skip-on, devient un flâneur en français. D’où son glissement latéral dans le vocabulaire des sportifs de rues et d’arénas pour désigner l’être infâme athlète dont la bottine ou le patin demeurent stationnaires la plupart du temps.

(2)
Mais nous nous adonnions aussi, bien sûr, tant bien que mal – je ne saurai tourner et freiner que du côté gauche durant mes années de pratique de ce noble sport, jaloux aujourd'hui de mon fils Olivier, élégant patineur et habile hockeyeur –, à la performance lamée. Quelques éléments de preuve, question d'illustrer que la lame a pu nous propulser par moments, ces documents iconographiques, captés par Renald Flageol, le 21 janvier 1956, à l’aide de mon Kodak Brownie Holiday.
Ce samedi-là, mon frère Robert venait tout juste de boucler sa première dizaine d'années sur la planète.

Conrad Lortie. Il fut professeur d’éducation physique.

Ce portrait sur pieds et patins, en noir et blanc d’époque, de Conrad, qui habitait rue Saint-Honoré et qui, curieusement, les experts l'auront remarqué, se protégeait les tibias de l'extérieur, une pratique peu commune – à croire que sa mère était bien tannée de repriser ses bas , la position à genoux faisant partie de nos ébats sportifs –, et les scènes d'action à peine feintes, furent prises dans la cour arrière du grand Jean-Pierre Leblanc, au bout de la rue Tessier, deuxième maison du coin Brown, où habitaient les Pépin – je trouvais leur fille bien mignonne, mais jamais je n’aurais eu l’audace de le lui dire : mon premier béguin… Les voisins du sud étaient les Côté. Mon camarade de collège, au STR, et comparse routier lors de notre périple à Sanmaur et un peu partout en Haute-Mauricie, en août 1960, Jérôme Evoy, épousera Liette, l’une des filles de la maisonnée.
C’est d’ailleurs Reynald, demi-frère de Jean-Pierre, qui s’occupait d’entretenir la patinoire. L’avons-nous remercié ? Pas sûr !

Robert Cantin, le jubilaire, affrontant son aîné.

Jacques Plante dans une situation délicate : un deux contre zéro !

Pierre Cantin, alias Jacques Plante, sous le regard amusé
du coquin Jean-Pierre Leblanc.

Le cerbère très amateur réalisera son rêve de gôler sur une vraie glace intérieure, au Colisée de Trois-Rivières, un jeudi après-midi d’octobre 1960, après qu’un redoux eut sérieusement amoché la surface des deux patinoires de la cour du STR où il était pensionnaire… Il avait perdu son match 1 à 0 ! Mais l’heure précédant cet événement marquant avait été un ravissement : les Rangers de New York, fouettés par leur bouillant mais coloré entraîneur du temps, Phil Watson, s’étaient « pratiqués» sur cette même glace en vue d’une joute hors-concours contre les Lions de Trois-Rivières. Fabuleux spectacle, en effet que de voir Lorne Gump Worsley, Lou Fontinato, Harry Howell, Andy Bathgate et autres Chemises bleues virevolter…

Pierre et Robert Cantin, dans la cuisine du 348C, rue Tessier.
La Tuque. Fin décembre 1955. Photos : Léopold Lacasse.

Jean Cantin, à peu près à la même époque, sur la galerie du 348C.
Photo : Maizy Lee Cantin
.

Mon frère Robert et moi avions reçu à Noël, en 1955, un nouvel attirail du Canadien, sans doute acheté, par catalogue, par notre mère, chez Simpson-Sears. Solide sur nos patins, nous posons fièrement devant le frigo, sur le prélart luisant de la cuisine. Les samedis et dimanche de l’hiver, nous descendions en patins, les deux étages, puis empruntions le trottoir enneigé pour nous rendre chez Jean-Pierre Leblanc.
(3)
Vue partielle de la rue Kitchener, en juillet 1960. En plein centre, le 737.
Au loin, l'usine de la CIP.
Photo : Robert Cantin.

En décembre 1956, la géographie de mon enfance s’est modifiée et a en quelque sorte effacé cette partie nord-ouest de la ville où nous étions arrivés en octobre 1953. Ma famille a alors emménagé dans un logis tout neuf, ou du moins entièrement rénové, au 737 de la rue Kitchener, propriété d’un producteur agricole du Lac-à-Beauce, Rosaire Bouchard, de qui mon père, « purchasing agent » à la division forestière de la Canadian International Paper, achetait la quasi-totalité de ses récoltes annuelles de patates.
The Shawinigan Standard, 1954.
Un jour de cet hiver, envoyé en commission à la quincaillerie J. O. Lejeune pour y quérir un article quelconque pour ma mère, je lus, accroché à la devanture d’une boutique, rue Saint-François, tout près de la voie ferrée du Ciennâre, l’enseigne suivante : «MAURICE RICHARD, cordonnier». Quelle idée saugrenue d'utiliser son nom pour une cordonnerie ! Quelle surprise de découvrir qu'il ait pu exister une autre Maurice Richard que le célèbre numéro 9 ! Fanatique du Canadien, admirateur inconditionnel du Rocket, que j’avais eu l’occasion de rencontrer «en personne» à La Tuque – j’avais alors obtenu son autographe sur un mince emballage de gomme seul morceau de papier à ma disposition en cet intense et précieux moment.

L’un des trésors de mon premier hiver à La Tuque : l'icône du grand
Maurice, découverte dans un paquet de cartes, acheté cinq sous
à la tabagie Capoune [Capano], angle Saint-Michel et Saint-Honoré,
de « L’aut’ bord du lac », of course !


Quant au dépanneur de monsieur Capano, il est toujours en opération, mais il a connu plusieurs « nouvelles administrations » depuis, dont celles d'Amérindiens… J’y retourne m’acheter une barre de chocolat et un cola à chacune de mes visites à La Tuque. On récupère son enfance comme on peut.
La Tuque. Angle Saint-Michel et Saint-Honoré, vers Tessier. Au sous-sol de
l’édifice en avant-plan, à la hauteur du trottoir, le dépanneur de mon enfance.
Photo : Pierre Cantin, juillet 2007.

Je me rappelle très bien l’allure et le caractère pince sans rire de ce Rocket de la semelle, qui tranchait par son affabilité sur l'aspect plutôt taciturne d’un autre artisan de la godasse, le père Ducharme. Jusque-là, pour le règlement du contentieux des semelles et des talons, ma mère nous déléguait, mon frère Robert et moi, chez ce dernier, dont le minuscule atelier donnait, à un angle de 45 degrés, sur celui formé par les rues Commerciale et Scott, en plein où commençait la rue Tessier, l’antique artère où nous habitions depuis l’automne 1953. Emplacement pratique, car l’établissement du petit bonhomme à lunettes, marteleur de semelles, se trouvait sur notre trajet vers l’école secondaire Saint-Zéphirin, à l’époque, pompeusement appelée « collège», qui était le fief des soutanes maristes du général Champagnat. Il m’aura fallu téléphoner à mon ami l’encyclopédiste Hervé Tremblay pour obtenir le prénom de cet honorable cordonnier : Chryslogue ! Et Hervé de me raconter quelques savoureuses anecdotes sur l'homme et son quotidien et de me préciser que la cordonnerie de son concurrent Richard était installée dans une ancienne écurie qui avait appartenu à un certain Lafleur. De Lafleur à Richard** ! Le monde ...du hockey à l’envers ! Je laisse de côté d’autres anecdotes sur ces deux artisans de la bottine: Hervé aura l’occasion de nous les livrer dans ce carnet qu’il se propose de lancer dans le cyberespace et qui traitera de toutes sortes d’événements et de gens qui ont marqué sa Latuquoisie. Il a de la matière pour au moins quelques milliers de pages.
Carte postale ancienne. Aperçu de la façade sud de l'édifice sis à l'angle des rues Tessier et Commerciale. On aperçoit le clocher du vieil hôtel de ville, qui, après tant d'autres reliques architecturales de La Tuque, sera bientôt précipité dans les limbes.
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C'est cette scène qui s'offrait au regard du cordonnier Ducharme, quand, de son pas trottinant, il quittait momentanément son échoppe pour traverser la rue Commerciale et se diriger rue Scott, à l'Hôtel Central, édifice que l'on vient de démolir, dont le proprio fut longtemps Maurice Berman, ou poursuivre plus,loin, rue Saint-Antoine, chez la mèere Beaudet, question d'y caler vitement une bibine.
La dernière fois que j'ai mis les pieds dans le vétuste Central, c'était en juin 1996. J'y avais amené Belle, notre vénérable quadrupède, grande chasseuse qui avait du lévrier dans le museau, pour que Réjean Berman, vétérinaire de profession et héritier de l'endroit, lui enlevât la vingtaine de points de suture qu'elle avait dû recevoir à la suite d'un combat nautique contre un castor dans notre petit lac du chemin Beausoleil, à Chelsea-sur-Gatineau.
(4)
Marc Robitaille, Jean Béliveau et Pierre Cantin, en patins,
sur le canal Rideau,
à Ottawa, vers 1989. Photo : Sylvie Lemieux.
C’est Marc, ce Québecquois d’origine, comme moi (Jacques Ferron prescrivait la distinction entre Québecquois, résidants de la ville de Québec, et Québécois, citoyens de l’État du même nom), qui m’a ramené, en 1985, au sain exercice de la bottine glissante. Notre rencontre s’était faite dans le cadre d’une autre pratique résolument sportive : la collection de cartes de hockey. Puis dans le feu de nos échanges, nous avions mis sur pied la LHBLDF, la Ligue de hockey bottines du Lac-des-Fées, à Hull, qui permit à plus d’un mécréant de retrouver une certaine forme.
Le livre de Marc reçut les éloges du chroniqueur Pierre Foglia à sa parution (1987) et connut deux tirages, ce qui n'est pas rien au pays du Québec. Il a fait le bonheur de plusieurs centaines de mes cégépiens et cégépiennes au fil des ans. Quant à la version cinématographique qu'on en tira (1999), elle a connu une diffusion «familiale» un beau dimanche, à la télé de la SRC, et le prestigieux New York Times (http://movies.nytimes.com/movie/176691/Histoires-D-Hiver/overview) nous en propose un «synopsis».
Hull. Dans le stationnement pavé d’une école, rue Laramée. Un dimanche d’automne. De jeunes et de moins jeunes pieux bottineurs. À droite, en moustache et gilet des défunts Baleiniers de Hartford, portant tuque rouge et moustache, l’auteur de ces lignes***; en maillot écarlate de la Saint-Flanelle, ledit Robitaille, l’âme, l’animateur de cette association hétéroclite; tout au centre, accroupi, fausse barbe et tuque brune, un Mauricien, Jean Dumont, originaire du Cap-de-la-Madeleine, prof de littérature et linguiste, fana inconditionnel de Jacques Prévert; derrière lui, arborant la feuille d’érable sur sa mince poitrine, Patrice Landry, mon beau-frère, qui, malgré son actuel handicap de quinquagénaire accompli, joue encore dans une vraie ligue de hockey à Fribourg, en Suisse. Le plus vieux de son équipe, certes, mais pas le moins bon. N’eût été de sa volonté de conserver sa citoyenneté canadienne, il ferait sans doute partie de l’équipe nationale des Helvètes ! À gauche, à demi dissimulé derrière Guillaume Michaud, ce Tit-Guy Lafleur du groupe, le précepteur Marc Pelletier, un autre camarade de travail de mes annnées d'école (air connu !); à la gauche de Jean, Carl Martin et son cousin, Michel Bussières, des neveux de Patrice et de ma conjointe…
Des heures de béatitude, un bain d’aura toute religieuse, des croyants transfigurés
par une pratique dominicale indéfectible...

* * * * *
Olivier Cantin-Potvin, rue Prud’homme, à Hull, vers 1988, portant fièrement le célèbre trophée de la LHBLDF, le second de l’histoire, habile bricolage à l’esthétisme intempestif, finement oeuvré par Jean Dumont et presque entièrement constitué d’objets recyclés dont un vieux trophée de quilles Molson, acheté à la Saint-Vincent-de-Paul, et une chaussure ramassée sur la promenade légèrement fédérale du Lac-des-Fées, à Hull, et recouverte d’un épaisse couche de peinture aluminium… L’affreux bottineur qui osait marquer le cinquième but de la troisième partie, lequel geste réussi renvoyait tout le monde chez lui, devait rapporter chez lui ce symbole honteux et s'engager à le mettre bien en évidence dans son lévigneroume !
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** Par cet usage abusif de l'emblème du Canadien, je devrais toucher la fibre d'une nouvelle cohorte de lecteurs : après tout, ne célèbre-t-on pas en 2009 le centenaire des Bienheureux Glorieux de la Sainte-Flanelle montréalaise…

*** De très vilaines langues ont prétendu que le cinéaste Pierre Falardeau se serait inspiré de l’allure sportive, tuque et moustache surtout, de PC, président à vie de la LHBLDF, pour créer le personnage de Méo, le faire-valoir d’Elvis Gratton. Le monde sont-tu assez méchants !Mon titre de PAV (président à vie) de la LHBLDF m'a valu d'être l'objet de quelques essais caricaturaux pas très réussis, dont ceux-ci : le premier, à gauche, de Marc Robitaille, le VPEA (vice-président en attendant); le second du vil cerbère André Lévesque, un jaloux qui s'est longtemps prétendu PTT (président tout le temps), malheureux de n'avoir pu réussir, en dépit de ses tentatives, désespérées et répétées, à me putcher hors la présidence...
Difficile d'être chef dans sa bourgade.

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A N N E X E
Le document d'archives illustré ici, ponte anonyme attribuée à l'auteur des récits Des histoires d'hiver et Un été sans point ni coup sûr, est destiné à prouver, hors de tout doute, fondé ou non, l'existence irréfutable de la LHBLDF et son richissime passé, et à confondre tout à fait [locution officielle de la langue des correspondants radio-canadiens, obligatoire dès la première de leurs répliques à la personne ancrée dans le studio] et une fois pour toutes, tous les fossoyeurs sceptiques de légendes urbaines sportives.
Les petits caractères
Ceux et celles qui seraient enclins à mettre en doute l'authenticité de ce feuillet archivistique sont priés d'entrer en communication
avec le conservateur du Temple de la renommée du hockey, à Toronto.
Ils, elles verront bien...


2 commentaires:

Michel Jutras a dit…

La belle histoire du hockey dans la rue. Merci ! J'ai eu la chance de voir César Néwashish construire en 1984, pendant 7 jours, un canot d'écorce comme celui du MCC. Cela se passait dans le Jardin des Ursulines à Trois-Rivières lors des célébrations du 350e anniversaire du bourg trifluvien.

Jean-Pierre Petiquay a dit…

J'aime lire tout ce qui est sur le village de Sanmaur et j'encourage mes amis d'exploiter pour connaitre nos voisins et leurs histoires. Présentement, nous sommes en prospection du cimetière avec l'aide de M. Yvon Pelletier. Il vient souvent prendre des jours paisible car il a encore un gîte de coté de la Manawan.
Donc, nous aimerions avoir un profession qui pourrait trouvé ceux qui sont enterré dans ce cimetière, quelques membres de notre communauté mentionne qu'il y a plusieurs des nôtres y sont. Merci et une dernière information, un curé de la base cote nord a visité le site (cimetière) et ce dit enchanté de le bénir.